Une nouvelle semaine, un nouveau texte un brin provocateur, et de nouveau ça s'enflamme. Alors qu'il n'est pas bien méchant, l'édito de Luc Fayard publié ce lundi dans Les Echos.
Qu'y écrit-il ? En bref, que les blogs ne sont pas un phénomène si exceptionnel qu'on le pense, qu'ils ne révolutionnent rien, que l'apparition de ce terme n'est qu'un "joli coup marketing", qu'ils ne sont au final rien d'autres que des sites perso.
Pas de quoi s'échauffer. Parce que je pense qu'au final, Fayard aime bien les blogs. Il essaie juste de refroidir la température (a-t-il été vexé de ne pas avoir été invité à intervenir lors de la première conférence sur le sujet ? Peut-être...). Car oui, ce qu'il dit est vrai, un weblog n'est rien d'autre qu'une page perso. Seulement, c'est ce que la page perso aurait toujours dû être. Contrairement à ce qu'il affirme, "une version ultra-simplifiée des outils de mise en page Web qui existaient déjà", ce n'est pas rien, loin de là... C'est qu'enfin la page perso est accessible à tous, et peut être maintenue sans trop de prise de tête. Et c'est un grand pas.
Maintenant, le débat sur "le nouvel outil de démocratie", sur "qui fait monter la mousse autour des blogs", je ne pérorerai pas là-dessus ici. D'autres l'ont fait et ces questions sont déjà abordées assez souvent sur ce site pour que je ne revienne pas là dessus.
La seule chose que veut Fayard en fait, c'est donner de la consistance à ces blogs qu'il aimerait bien aimer. En leur donnant une charte qui ne soit pas la jolie déclaration fadasse qui se prépare outre-Atlantique. Car Fayard en prépare une de son côté. Et oui, il y en a besoin. Car il va y avoir besoin de protection, d'encadrement juridique, de bornes. Ce qui manque au blogs aujourd'hui pour être sérieux, c'est un statut. Même un petit. |